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Avez-vous vu … des insectes saproxylophages ?

Publié le 30/06/2020 Vue 435 fois


En ce début d’été, nous sommes en pleine période d’apparition d’insectes originaux. On les dit « saproxylophages » de par leur écologie spécifique et leur alimentation larvaire composée de bois mort ou dépérissant. Ils sont essentiels à la dégradation du bois et favorisent la diversité d’habitats dans les arbres. Contrairement aux idées reçues, ils s’installent sur des sujets fragilisés mais ne sont pas à l’origine de leur déclin.

Il existe une vraie diversité d’espèces avec des tailles et des couleurs variées. Vous pourrez peut-être croiser en ce début d’été deux espèces emblématiques : le Lucane cerf-volant et la Rosalie des Alpes. Les larves de ces deux insectes ressemblent à de gros vers blancs. Elles vivent plusieurs années dans le bois avant de se métamorphoser à l’état adulte pour assurer la reproduction le temps de quelques jours ou semaines.

Le Lucane cerf-volant - Lucanus cervus

On le croise principalement au crépuscule et la nuit. Son vol très bruyant permet de le repérer aisément. Seuls les mâles ont de grandes mandibules caractéristiques qui rappellent celles des cerfs (d’où le nom de l’espèce). Les femelles ont également des mandibules mais elles sont beaucoup plus discrètes. C’est dans les souches des arbres en décomposition (chênes notamment), à l’interface avec la terre, que la larve évolue.

Répartition : Carte

La Rosalie des Alpes - Rosalia alpina

Elle s’observe principalement dans les vieux bocages, notamment en présence de frênes têtards. On la retrouve ainsi dans la vallée de Loire mais également plus ponctuellement sur le reste du territoire. La larve consomme du bois mort ou dépérissant et creuse plus particulièrement les vieilles branches. On peut la trouver en journée posée sur les arbres ou le bois mort posé au sol.

L’espèce n’a pas toujours habité l’Anjou. Originaire des régions montagneuses elle est probablement arrivée chez nous au cours du 17ème ou 18ème siècle à la faveur d’importations de bois débarqués au port de Nantes.

Répartition : Carte

 

Vous avez identifié ou pris en photo l’une de ces espèces ?

Si c’est le cas n’hésitez pas à le signaler : soit dans la base de données (https://cpie.kollect.fr/), soit par mail à Olivier Durand (o-durand@cpieloireanjou.fr) en précisant la date et le lieu de l’observation.

Une enquête nationale est lancée sur les deux espèces par plusieurs structures (OPIE, GRETIA, Muséum National d’Histoire naturelle). Vos contributions seront transmises pour y contribuer !

On compte sur vous !

Auteur : Olivier DURAND